La France ne veut pas aider à l’enquête

En France, personne n’ose rien dire concernant l’affaire Souloy qui est le plus grand scandale de l’histoire qui a touché le trot européen. Ce qui me frustre énormément. J’ai contacté Svein Morten Buer et Johan Lindberg qui sont les responsables des sociétés norvégiennes et suédoises qui ont montré de la dureté et qui ont montré que ce sport est sérieux en Scandinavie.

Svein Morten Buer, le responsable de la société de courses norvégienne note que les valeurs de cloride de cobalt relevées dans le sang et l’urine des quatre chevaux, Your Highness, Un Mec d’Héripré, Lionel et Timone Ek sont archi-hautes: « c’est très loin au delà des limites fixées, c’est dangereux pour les chevaux et c’est un produit qui est interdit. C’est une affaire très sérieuse ». C’est toujours très tôt dans l’affaire et on attends des explications bien sûr ajoute t’il mais « comme l’a dit Birgit Ranheim à la conférence de presse, c’est quasiment impossible que à ces doses ce soit à cause de compléments alimentaires ».

« Peu importe ce qu’il se passe il s’agit de la responsabilité de l’entraîneur, il risque des amendes très élevées pour commencer et une suspension. Le seul cas que je peux prendre en comparaison est celui de Bo Westergaard qui est en cours en Norvège en ce moment. La sanction sortira ce mardi, nous avons demandé trois ans de suspension et 700.000 couronnes d’amendes. Là il s’agissait aussi de 4 chevaux mais les tests étaient fait à l’entraînement et le produit utilisé était admis en tant que médication, le DMSO ».

La France ne voulait pas aider 

J’ai parlé des réactions françaises à Svein Morten Buer, et je dois dire, elles me frustrent. Je suis frustrée de lire que les responsables du trot ici disent qu’il faut laisser la chance à Fabrice Souloy de se défendre, ce qui équivaut pour moi de déjà prendre sa défense, ce qui n’est pas à ce que je sache son travail, il doit plutôt défendre le sport, montrer qu’on lutte aussi pour un sport propre et que ces choses là ne sont pas admises. Je dit à Svein Morten Buer que je crains que les conséquences soient faibles. il me dit que la France fait partie de l’UET et qu’ils doivent prendre en compte les décisions des scandinaves. « Dans le règlement de l’UET, il est écrit que le pays ou stationne le cheval positif doit participer à l’enquête mais en France ils n’ont pas voulu. Ils nous ont dit que tout ce qu’ils pouvaient faire était nous donner un numéro de téléphone et une adresse ».

« Toute cette affaire est vraiment très triste » termine Svein Morten Buer « mais quand on mène une politique contre le dopage le but est de reveler les cas positifs. Quand on les trouve, il faut réagir ».

Johan Lindberg, de la société suédoise, parle avec son ton severe habituel que je trouve bon quand on est dans sa position.

« Pour commencer, il faut rembourser les gains pris dans les courses où les chevaux étaient positifs. Ensuite son cas sera étudié par le comité scandinave contre le dopage. Peu importe l’explication,  il est le responsable en tant qu’entraîneur. Et le cobalt n’est pas utilisé en tant que médication pour les chevaux et c’est interdit. Erreur ou dopage avéré, il risque une très longue suspension ».

Je lui ai ensuite parlé des réactions en France, il me dit avoir été en contact avec Le Trot: « il y a aussi un cas positif en France, et nous avons été en contact avec la société. Mais ils ont un autre règlement, ils ne peuvent pas suspendre quelqu’un si facilement par exemple. En Norvèege non plus, c’est pour cela que je l’ai fait moi-même pour la Suède, la Norvège, la Finlande et le Danemark“.

« Il n’y avait qui moi qui avait la possibilité de le suspendre »

Les résultats des échantillons B arrivent cette semaine explique Johan Lindberg qui termine par « ceci n’a absolument rien à voir avec du anti-Souloy, ceux qui disent ça n’ont pas tout compris. On veut arrêter tous les tricheurs peu importe qui ils sont ».

Parce que dans le Paris-Turf, un journaliste respecté à réussi à écrire ceci : « cela arrive alors qu’un campagne anti-Souloy bat son plein en Suède, mêlant parieurs, professionnels, journalistes et blogeurs. Elle est d’ailleurs devenue virulente depuis l’arrivée de Sauveur sous son entraînement et celles (probables) d’autres de grande qualité ». Ces lignes ont depuis été effacés et les textes remaniés mais en tant que journaliste j’ai appris qu’on devait essayer d’être le plus objectifs possible. Fabrice Theil lui parle de conspiration scandinave.